Jusqu’ici, les premières expérimentations d’agrivoltaïsme ont été réalisées principalement sur des exploitations fruitières comme des vignes notamment, ou des terres vouées au pâturage. Une équipe de chercheurs de Corée du Sud a étudié la possibilité d’utiliser cette technologie sur des champs de légumes nécessitant une bonne exposition au soleil. Et les résultats sont concluants.
L’ADEME a rendu un rapport au sujet de l’agrivoltaïsme, il y a quelques mois. On y apprenait notamment que le secteur manquait de recul et peinait à convaincre les agriculteurs.
C’est la raison pour laquelle toute nouvelle expérimentation peut jouer un rôle important pour permettre de développer la filière.
Une étude sud-coréenne sur les brocolis et les choux
Justement, des chercheurs d’une université sud-coréenne viennent de publier les résultats d’une étude menée sur les effets de l’agrivoltaïsme appliqué aux cultures ayant besoin d’une exposition au plein soleil. C’est notamment le cas des brocolis et des choux.
L’intérêt d’une installation agrivoltaïque est de pouvoir protéger les cultures, en partie contre le gel, mais également contre les fortes chaleurs estivales. Les cultures souffrant d’une exposition importante à la chaleur pourraient donc être privilégiées pour ce type d’installation.
Au cours de cette nouvelle recherche, les scientifiques de l’université de Chonnam ont observé un champ de choux et de brocolis abrité par des panneaux photovoltaïques bifaciaux installés à plus de 3 mètres de haut, et l’ont comparé à une zone test classique non abritée.
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Conclusion : si les légumes surplombés de panneaux photovoltaïques subissent une perte de rendement de l’ordre de 20 % par rapport à la culture classique, cette perte économique est largement compensée par la production d’énergie.
D’après les scientifiques, les bénéfices liés à la production électrique seraient 10,4 fois supérieurs à ceux de la production agricole.
Les chercheurs considèrent donc que les agriculteurs ont tout intérêt à équiper leurs terres de panneaux solaires, en raison de la rentabilité de l’activité.
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Toutefois il est nécessaire de rappeler qu’en France, l’agrivoltaïsme doit venir en renfort des cultures sans supplanter l’activité agricole principale. Il ne faudrait pas que la production électrique soit privilégiée, au détriment du rendement agricole. La revente de l’électricité doit en effet être considérée comme un complément de revenus pour les exploitants.
Nous verrons donc de quelle façon la filière évolue en France et si, comme les scientifiques sud-coréens le recommandent, les agriculteurs seront incités à développer l’agrivoltaïsme, même lorsque cela génère une perte de rendement de leurs cultures.
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OK pour ces baisses de rendement de 20% ds certains cas.
Mais qu’en est-il des effets dévastateurs sur les cultures d’un excès de soleil au niveau « sécheresse accélérée » et « brulage des feuilles/plants », et donc effets salvateurs d’un « ombrage partiel et piloté commandé au niveau des panneaux semi-occultants avec du PV » ?
Des plants « desséchés voire calcinés » font plus que 20% de pertes de rendement !
Slts
Guy w
Pas d’inquiétude, la question sera tranchée par le ministère de la fnsea.